Comment un marathon de programmation a permis à Aashna Manocha de rejoindre une communauté d’acteurs du changement
Comment un marathon de programmation a permis à Aashna Manocha de rejoindre une communauté d’acteurs du changement
Aashna Manocha est une étudiante de troisième année qui poursuit un baccalauréat en comptabilité à la Polytechnique Humber. Elle mène une vie parascolaire très active et, en octobre 2024, elle a participé au marathon de programmation Futuristic Fashion chez Myant, une entreprise qui conçoit des solutions informatiques centrées sur la personne destinées à améliorer et prolonger la vie.
Le marathon de programmation a mis au défi 52 étudiants d’explorer comment il est possible d’utiliser conjointement la conception, les matériaux avancés et la technologie pour promouvoir l’équité en matière de santé reproductive des femmes.
« Je suis tout simplement quelqu’un qui aime beaucoup participer à des marathons de programmation et à des concours de cas pratiques », explique Mme Manocha avec un grand sourire. « Alors, quand j’ai vu qu’il y avait une occasion de relever un défi qui me tenait à cœur, je me suis dit : “Je ne devrais certainement pas manquer ça” ».
Elle a entendu parler de cet événement par le biais du Longo Centre for Entrepreneurship de la Polytechnique Humber, qui est partenaire de L’expérience entrepreneuriale.
L’expérience entrepreneuriale est mise en œuvre par le Hunter Hub of Entrepreneurial Thinking de l’Université de Calgary et financée par le gouvernement du Canada. L’objectif du Programme est de permettre aux étudiantes et étudiants de se familiariser avec l’esprit entrepreneurial aux côtés de vrais innovateurs.
Le marathon de programmation chez Myant n’est qu’un exemple parmi d’autres des stages axés sur la pensée entrepreneuriale proposés par L’expérience entrepreneuriale. La Dre Georgette Zinaty, directrice des services médicaux chez Myant, explique comment son entreprise s’est impliquée.
« Humber était une école avec laquelle nous avions un lien », se souvient-elle. « Ils ont en fait un département qui allie mode et ingénierie. Et puis, nous avons fini par contacter le Longo Centre for Entrepreneurship. Ils nous ont dit : “Hé, vous diriez quoi de participer à un marathon de programmation?” »
Après avoir visité les installations de Myant, les étudiants ont été confrontés à un problème concret lié à la santé démonstrative. Ils ont eu deux jours pour trouver une solution innovante, puis la présenter.
« On leur a donné un peu de contexte. On leur a fourni quelques données. On a fait la première partie de la séance d’information », explique la Dre Zinaty.
Dans l’après-midi, Myant a rempli la salle de mentors : tous les membres de ses équipes de conception et d’ingénierie, des cadres supérieurs et la responsable de la santé des femmes de l’Université McMaster.
« Je pense que c’est quelque chose que tout le monde devrait vivre au moins une fois », ajoute Mme Manocha. « Juste le fait de se retrouver dans un groupe de personnes qui partagent les mêmes idées. C’est très important de s’entourer de personnes que l’on admire. Je recommande donc vivement à tout le monde de participer à des expériences telles que des marathons de programmation, des concours de cas pratiques, ou tout autre événement qui les intéresse. »
Au terme de ces deux journées, l’équipe de Mme. Manocha a remporté la première place pour sa présentation.
Leur idée comblait les lacunes des applications de suivi des règles et du cycle menstruel, tout en soulignant que les différentes combinaisons d’étapes de la vie, de phases menstruelles et de cycles biologiques rendaient difficile la prise en compte des préoccupations de chaque femme.
« Le gros problème avec ces applications, c’est qu’il faut saisir les données manuellement, et si je n’entre pas certaines informations, elles ne seront évidemment pas bien suivies », explique-t-elle. « Nous avons eu l’idée de créer une combinaison capable de suivre les habitudes de sommeil, grâce à la technologie Myant, ce qui est formidable. Elle peut suivre la température corporelle et fournir de la chaleur au corps en cas de crampes. »
« La technologie est en fait intégrée à la fibre », explique la Dre Zinaty.
Ces données pourraient ensuite être intégrées à des applications de suivi, ce qui les rendrait plus efficaces et utiles.
Pour l’équipe de Myant, l’organisation de cet événement de L’expérience entrepreneuriale a été un véritable succès.
« C’était un belle façon de leur faire découvrir concrètement le rôle qu’ils pourraient jouer dans l’avenir du Canada », explique la Dre Zinaty. « Dans l’avenir des soins de santé et dans l’avenir des solutions à certains des plus grands problèmes sociaux. »
Pour Mme Manocha, le résultat du marathon de programmation a répondu à l’objectif de l’événement, qui était de promouvoir la pensée entrepreneuriale.
« Je dirais que la pensée entrepreneuriale, c’est passer à l’action », explique-t-elle. « Parce que n’importe qui peut se plaindre d’avoir un million de problèmes différents dans la vie. Mais seul un véritable entrepreneur agira concrètement pour changer les choses et en tirer quelque chose de nouveau. »
Cette perspective a donné un certain élan à son équipe.
Bien que le marathon de programmation organisé chez Myant ait été la première occasion pour Mme Manocha de rencontrer ses coéquipiers, cette expérience a incité le groupe à continuer à travailler sur son idée au sein d’Enactus, un organisme à but non lucratif international qui encourage les étudiants universitaires à mettre en œuvre des initiatives entrepreneuriales visant à avoir un impact social et environnemental positif.
Et après ça? Mme Manocha laisse la porte ouverte à un éventuel retour chez Myant avec une proposition.
« C’est vraiment important d’avoir des contacts et une visibilité qui permettent de rencontrer des experts du secteur », dit-elle. « On ne sait jamais où cela va nous mener. »
En ce qui concerne sa future carrière, le marathon de programmation a renforcé une idée que Mme Manocha envisageait déjà.
« Ça m’a fait comprendre que j’étais vraiment passionnée par l’entrepreneuriat », dit-elle. « L’entrepreneuriat, c’est ma vocation ».