Comment Mikayla Chiappetta a transformé les défis du campus en confiance créative
L’expérience entrepreneuriale a donné à cette étudiante en sciences une nouvelle perspective — et une plateforme pour diriger.
Une simple invitation par courriel s’est transformée en une aventure de plusieurs années pour Mikayla Chiappetta.
Comme beaucoup d’étudiants entrant à l’université en 2020, en pleine pandémie de Covid-19, elle tenait à garder le lien.
« On a reçu un courriel disant que Brilliant Catalyst lançait un défi », dit-elle. « Ils en faisaient la promotion comme un moyen de se créer un réseau, de se faire des amis et d’acquérir de l’expérience pratique, alors je me suis dit : pourquoi pas? »
Le centre entrepreneurial Brilliant Catalyst de l’Université Ontario Tech a été l’une des raisons pour lesquelles Mme Chiappetta a choisi cette université, et elle a participé à son premier défi Catalyst au cours de sa deuxième année d’études.
L’idéathon annuel est organisé en partenariat avec L’expérience entrepreneuriale, un programme soutenu par le Hunter Hub of Entrepreneurial Thinking de l’Université de Calgary et financé par l’Initiative d’apprentissage intégré au travail innovateur du gouvernement du Canada. L’objectif du Programme est de permettre aux étudiantes et étudiants de se familiariser avec l’esprit entrepreneurial aux côtés de vrais innovateurs.
« Nous n’avons pas gagné, mais nous nous sommes très bien débrouillées », déclare Mikayla. « Je n’avais jamais vécu une expérience comme celle-là. Mon programme universitaire était très axé sur les manuels scolaires (bio, chimie, mémorisation), mais cela m’a permis d’acquérir des compétences pratiques que je peux utiliser tous les jours ».
Cette première expérience a suffi à la faire revenir encore et encore. Chaque fois qu’on annonçait un nouveau défi, elle s’inscrivait. Lors des compétitions suivantes, ses équipes ont commencé à se classer parmi les trois premières, et l’esprit de compétition de Mme Chiappetta s’est réveillé.
« On finit par aimer ça, gagner », dit-elle en riant. « Quand on goûte à la victoire, on se dit : ‘Bon, on recommence’ ».
Au fil du temps, Mikayla s’est vu confier davantage de responsabilités dans les projets de son équipe, menant souvent les présentations de son équipe et contribuant aux décisions clés.
Son dernier projet, MedRoute, a été mis au point dans le cadre d’un défi Catalyst visant à améliorer les systèmes de santé dans la région de Durham. Étudiante en sciences biologiques, elle s’est retrouvée dans une équipe multidisciplinaire avec des camarades étudiant le commerce et la technologie.
« Nous avons vraiment bien travaillé ensemble parce que nous venons de disciplines différentes », explique-t-elle. « Nous avons décidé de créer MedRoute, une plateforme basée sur l’IA ou le Web qui oriente les gens vers l’aide dont ils ont besoin, en fonction de leur situation ».
L’objectif de l’application était de réduire les temps d’attente aux urgences et les visites inutiles à l’hôpital.
Grâce à ses connaissances en biologie, elle avait déjà une certaine compréhension des systèmes de santé, mais ce projet lui a permis d’aller au-delà de sa formation universitaire.
« Honnêtement, je n’avais pas l’impression d’utiliser beaucoup mon diplôme », dit-elle. « C’est plutôt l’expérience acquise lors de défis précédents qui m’a aidé. J’ai fini par faire le travail créatif : le prototype du site Web, le logo, le PowerPoint et les présentations ».
Mikayla considère que ces défis l’ont aidée à développer des compétences fondamentales qu’elle n’avait pas acquises dans le cadre de ses études.
« À l’école, on ne nous apprend pas vraiment à faire une bonne présentation. Il faut une accroche. Il faut raconter une histoire. Il faut maintenir l’intérêt du public. Ce sont le genre de choses que j’ai apprises grâce à Catalyst ».
Son expérience a culminé en un moment mémorable lors de la remise des diplômes.
« Le président a en fait souligné mon nom dans son discours concernant le défi Catalyst. Ça a été un moment fort ».
Un autre moment fort de son dernier événement a été l’occasion de rencontrer des mentors du secteur.
« Une fois notre MVP mis sur papier, on a eu une journée où plein de leaders du secteur sont venus nous donner des conseils personnalisés. Ils ont posé des questions auxquelles nous n’avions pas pensé. Cela nous a vraiment aidés à affiner notre idée. »
Ce type d’accès à des innovateurs du monde réel a eu un impact durable.
« On vous donne une version des faits dans les médias, mais on ne vous donne pas l’autre version. Nous avons pu entendre les témoignages de chirurgiens, de directeurs d’hôpitaux et d’infirmiers. Il se passe tellement plus de choses en coulisses. Cela nous a aidés à concevoir notre projet de manière à ce qu’il trouve un véritable écho auprès du public ».
Elle conseille à tous ceux qui recherchent un épanouissement personnel et une communauté de s’impliquer dans les défis du campus, et explique comment sa participation a changé sa vision de l’avenir.
« Tellement que j’envisage de faire une maîtrise en commerce », dit-elle. « Ça m’a vraiment ouvert les yeux sur l’immensité du monde. Il y a tellement plus d’options que médecin, avocat, vétérinaire ou infirmier. Il faut des personnes créatives qui créent des possibilités d’emploi pour les autres ».